J&V
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08 Mar
08Mar

La vitamine D3 est un soutien pour le système immunitaire. Elle contribue à une calcémie normale & renforce la solidité osseuse en aidant à diriger le calcium dans les os. 


Dans la nature, un reptile ne peut presque pas faire d'overdose de vitamine D3 au travers du soleil. 

Pourquoi ? Car la peau possède un système chimique auto-limitant. 

Le processus : 

La production sous UVB 

7-déhydrocholestérol* ->  Pré-vitamine D3  -> Vitamine D3. 


Le mécanisme de sécurité solaire 

Quand l'exposition aux UVB continue, la pré-vitamine D3 ne continue pas à augmenter indéfiniment. 

Elle se transforme alors en molécules inactives :

Lumistérol & tachystérol. 

Ces deux molécules biologiquement inertes empêchent la surproduction de vitamine D3. Le soleil contient naturellement des longueurs d'ondes qui déclenchent cette conversion protectrices. 

Le spectre solaire au sol est large, continu & équilibré. Il contient : 

- Des UVB courts qui activent la production de vitamine D3. 

- Des UVB moyens qui permettent une conversion régulée. 

- Des UVA qui stimulent le comportement, le moral, la couleur, l' exposition...

- Une lumière visible intense qui agit comme un signal biologique.

- Des infrarouges qui permettent la régulation thermique. 

Tout fonctionne comme un système biologique fermé, le reptile se chauffe, ce qui produit de la vitamine D3 puis le spectre solaire stoppe automatiquement la production. 


Attention aux lampes artificielles qui peuvent être dangereuses. 

C'est maintenant que les études récentes prennent de l'importance. Voir l'article sur les différentes lampes UV en cliquant ici.


Certaines sources UV ( certaines fluocompactes & plusieurs UV LED testées récemment) émettent un pic UVB étroit mais ne possèdent pas certaines longueur d'onde régulatrices. 

La production de vitamine D3 continue puisque le mécanisme d'arrêt est alors moins efficace. Ce n'est donc pas une surpuissance mais un déséquilibre spectral. 

L' absence d'indices comportementaux est important. Dans la nature, l'animal perçoit une luminosité très intense, une chaleur infrarouge, un angle solaire alors que certaines lampes UV produisent des UV sans forte luminosité visible, ou sans chaleur associée. 

Le cerveau du reptile ne reçoit donc pas le signal qui lui indique qu'il est en plein soleil & reste exposé plus longtemps. 

Des longueurs d'ondes plus courtes que celles du soleil au sol peuvent accélérer certaines réactions photochimiques, irriter les tissus oculaires & cutanés, perturber l'équilibre photobiologique* 

Le reptile ne régule pas les UV avec un dosage interne, il régule via son comportement guidé par la lumière complète du soleil. Donc une lampe biologiquement correcte est celle qui permet un comportement naturel & non celle qui affiche le plus d'UVB. 

Les reptiles ne sont pas adaptés aux UVB seuls. Ils sont adaptés à un environnement lumineux complet. Autrement dit, on n'éclaire pas un animal, on essaye de recréer un écosystème photonique. 




* Lexique :

 7-déhydrocholestérol : Stérol converti par photolyse en vitamine D3, dans la peau. 

Photobiologie : Interactions de la lumière dans les organismes vivants. 


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